coq1 ACCUEIL
coq1 LE PARCOURS
coq1 L'HISTORIQUE
coq1 LES ENFANTS
coq1 LE PATTERNING
coq1 LA FETE
coq1 JEAN et MARTIN
coq1 AIDONS LECAMINO
coq1 LES PARTENAIRES
coq1 REVUE DE PRESSE

coq1

LIENS
coq1 LA REMISE DES DONS
coq1 NEWS
   
L'histoire du pèlerinage

Au cours des Xe et XIe siècle, le culte de Saint Jacques étroitement lié en Espagne à la Reconquista commença de se répandre et le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle devint l'un des plus importants du Moyen Âge.

Des quatre coins de l'Europe, les pèlerins de Saint Jacques, qu'on finit par surnommer "jacquets", quittaient leur foyer et traçaient leur route vers la Galice. Pour des raisons pratiques, ils finirent par converger sur des voies précises et des lieux de rassemblement se constituèrent à Paris, Vézelay, Le Puy-en-Velay et Arles. Quatre voies principales se mirent en place sous l'impulsion des grandes abbayes avec un système d'aide aux pèlerins reposant sur des hospices, des chapelles et des étapes. Les rois de Navarre et de Léon améliorèrent de leur côté les routes et construisirent des ponts afin de faciliter les pérégrinations.

Un moine poitevin, Aimery Picaud, rédige le premier guide destiné à faciliter la préparation du voyage. Son ouvrage, intitulé Guide du Pèlerin, constitue le dernier livre du Codex Calixtinus. Il y décrit les quatre routes principales en France, qui fusionnent pour trois d'entre elles à Ostabat dans les Pyrénées, puis à Puente la Reina en Espagne, pour former la Camino frances. Il y détaille les étapes mais donne aussi des renseignements sur les régions traversées et leurs populations.

Le pèlerinage n'en restait pas moins semé d'embûches et il n'était pas rare que des pèlerins périssent avant d'arriver à destination. Aux intempéries succédaient des brigands surnommés coquillards, bien heureux de profiter de l'aubaine que représentaient ces braves gens en les détroussant lors de péages imaginaires, quand ce n'était pas tout simplement pour les laisser pour morts.

Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter puis de se voir remettre comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint Jacques était le signe à l'issue du voyage que c'était un homme nouveau qui rentrait au pays. Elle deviendra l'un des attributs reconnaissables du pèlerin, avec le bourdon, la besace et le chapeau à larges bords.

Le Chemin de Saint-Jacques a sans nul doute donné naissance au premier réseau d'entraide en Europe, avec notamment la construction de centres religieux, l'ouverture de nombreuses hôtelleries, l'amélioration des infrastructures routières, etc.